Contrats de chauffage : que signifient P1, P2, etc. ?

20/06/2017 Dossier

Contrats de chauffage : que signifient P1, P2, etc. ?

 

 

Clauses, P1, P2, P3, P4… mais que signifient ces termes que l’on retrouve sur les contrats de chauffage ? Les copropriétaires sont souvent désemparés par la complexité des contrats chauffage.

 

Dans le tableau ci-dessous, nous avons donc expliqué de façon synthétique à quoi correspondent ces clauses. Nous vous orientons également vers nos principaux articles détaillant plus précisément ces clauses.

 

Poste

Nom de la clause si la prestation est confiée au chauffagiste

Alternative

Le conseil de l’ARC

Pour aller plus loin

Fourniture d’énergie

P1

En direct auprès du fournisseur

Ne pas souscrire de clause P1, qui ne présente aucun intérêt

Le grand scandale des contrats de chauffage « P1 »

et

Négocier le prix de l’énergie

Entretien des installations

P2

-

Métier de base du chauffagiste.

Le contrat doit permettre le contrôle de la prestation par le conseil syndical.

Dix points-clés à contrôler sur votre contrat d’entretien des installations de chauffage collectif (P2)

Renouvellement du matériel

P3

Soit absence, soit gestion en interne sur le compte du « fonds travaux »

La clause P3 généralement inadaptée aux copropriétés de moins de 50 lots.

Ne pas négocier seul cette clause.

Provisionner sur son « fonds travaux » est une solution intéressante quelle que soit la taille de la copropriété.

Contrats P3 : alerte aux dérives, ne ratez pas la négociation !

et

Comment créer l’équivalent d’un compte P3 géré par la copropriété (et non par le chauffagiste) ?

Prêt pour gros travaux

P4

Soit absence, soit négociation d’un prêt collectif en direct avec une banque

Prestation illégale depuis la loi Warsmann.

Contrat de chauffage : le P4 est - selon l’ARC - une façon de détourner la loi Warsmann

 

Il existe enfin une clause très spécifique, dite « clause d’intéressement » qui fixe au chauffagiste des objectifs en matière d’économie d’énergie. S’il atteint ces objectifs, il touche un bonus. La négociation de cette clause est complexe, et nécessite de se faire accompagner par un bureau d’études ou par l’ARC via COPRO SERVICES. : arc-copro.com/m9u3

 

En résumé :

  • Certaines clauses sont très fortement déconseillées : P1 et P4.
  • Les clauses « P3 » et « d’intéressement » ne sont pas adaptées aux « petites » copropriétés (moins de 50 lots), et nécessitent de faire preuve de prudence : n’hésitez pas à faire appel à l’ARC.
  • Au lieu de provisionner avec un P3, il peut être intéressant provisionner sur son « fonds travaux » (solution applicable pour des copropriétés de toute taille).